
Monter un projet éducatif territorial autour des maths
Ludothèque, salle des maths, club maths : comment se construit un projet éducatif territorial, du diagnostic à l'équipement et à la formation.
Une intervention isolée fait passer un bon moment. Un projet éducatif territorial change durablement le rapport aux mathématiques sur un territoire — parce qu'il fait converger plusieurs acteurs éducatifs autour des mêmes enfants : l'école, le périscolaire, la médiathèque, la collectivité, les familles.
C'est la logique que Plaisir Maths défend depuis 2011 : créer des écosystèmes éducatifs locaux, où plusieurs acteurs en convergence et en coopération offrent à tous les talents mathématiques — filles et garçons — une chance de s'épanouir.
Les briques d’un projet
Un projet se compose à la carte, après analyse des besoins. Les briques disponibles sont les suivantes :
- Équipement en jeux L’Atelier des Potions (fractions et décimaux).
- Équipement en jeux d’édition — jeux du commerce sélectionnés, notamment pour constituer une ludothèque éducative et mathématique.
- Accompagnement et formation des enseignants, y compris sous forme d’animations pédagogiques : des séances menées en classe qui comportent des éléments de formation pour l’enseignant présent.
- Interventions scolaires, en classe.
- Interventions périscolaires — temps méridiens, accueils « après les cours », vacances scolaires, en lien avec l’école — et extrascolaires.
Trois typologies de projet
La ludothèque éducative et mathématique
Une collection de jeux choisie pour ce qu'elle fait travailler, installée dans une classe, un accueil périscolaire ou une médiathèque, avec la formation des adultes qui l'animeront. C'est le format le plus souple : il vit dès le premier jour et se déploie ensuite.
La salle des maths
Un espace dédié, conçu et équipé pour que les mathématiques y soient manipulées : jeux, matériel de manipulation, défis affichés, aménagement pensé pour le travail en petits groupes.
Le club maths
Un temps régulier hors du cours, animé par un adulte formé, où l'on joue, où l'on cherche et où l'on prépare parfois des rencontres. C'est le format qui installe le mieux la durée.
À ces trois typologies s'ajoutent les projets centrés sur la formation et l'accompagnement des enseignants assortis d'un équipement en jeux, ainsi que les actions d'accompagnement à la scolarité.
Une différence entre Lyon et Paris
Sur la région lyonnaise, Plaisir Maths propose des animations scolaires à l'unité, en classe comme à la MMI. Sur la région parisienne, ce n'est pas le cas : les interventions y sont toujours incluses dans un projet — plusieurs séances pour une même classe, ou une série de séances réparties sur plusieurs classes d'une académie ou d'une circonscription participante. Ce choix garantit qu'une intervention laisse une trace.
Événements et partenariats
Plaisir Maths intervient également sur des événements de culture scientifique : la Fête de la Science, la Semaine des mathématiques, le Salon Culture et Jeux Mathématiques de Paris au mois de mai.
L'association développe enfin des innovations pédagogiques fondées sur le jeu, en partenariat et à la demande d'autres structures — associations, ONG, académies, universités. Le programme CLE (Compter, Lire, Écrire), mené avec Play International, en est un exemple.
Ce que Plaisir Maths met dans un projet
- Une double expertise : didactique des mathématiques et conception de jeux.
- Une démarche d’ingénierie didactique et ludique — conception, test en terrain pilote, évaluation, puis modélisation avant déploiement.
- Des animateurs formés au contenu mathématique comme à la pédagogie.
- Une culture de la recherche-action et de la diffusion des connaissances.


