Action, liberté, responsabilité, apprentissage : les quatre principes du contrat didactique et ludique de Nicolas Pelay.
« Apprendre les mathématiques, un jeu d’enfant ! » La formule tient de la promesse, mais elle repose sur un travail de recherche. Depuis sa création en 2011, Plaisir Maths promeut l'apprentissage ludique des mathématiques par le jeu et par l'engagement de la communauté éducative — et cette approche s'appuie sur des résultats précis quant à ce que le jeu fait, réellement, à l'apprentissage.
Quatre raisons pour lesquelles le jeu fait apprendre
Jouer implique l’action
On ne joue pas passivement. Le joueur décide, essaie, se trompe, recommence. Cette activité constante est exactement ce que l'apprentissage mathématique demande : manipuler, conjecturer, vérifier.
Le jeu procure la liberté
Dans un jeu, l'erreur ne coûte rien — elle fait partie du jeu. Cette liberté d'essayer sans être évalué lève l'inhibition qui bloque tant d'élèves devant une consigne mathématique, et ouvre l'espace de la recherche véritable.
Le jeu développe la responsabilité
Le joueur est responsable de ses coups et en assume les conséquences devant les autres joueurs. Il doit justifier, argumenter, anticiper. Ce sont les gestes mêmes du raisonnement mathématique, exercés dans un cadre où ils ont une utilité immédiate.
Le jeu facilite l’apprentissage
Répétition sans lassitude, différenciation naturelle entre joueurs de niveaux différents, mémorisation portée par le contexte : le jeu réunit des conditions que l'exercice écrit peine à créer.
Le contrat didactique et ludique
Ces quatre principes sont issus de la thèse soutenue en 2011 par Nicolas Pelay, docteur en didactique des mathématiques et fondateur de Plaisir Maths, sur les contrats didactiques et ludiques.
L'idée centrale : dès qu'on joue pour apprendre, deux contrats coexistent. Le contrat ludique dit ce qu'on attend d'un joueur — gagner, respecter la règle, prendre du plaisir. Le contrat didactique dit ce qu'on attend d'un élève — apprendre une notion précise. Ces deux contrats peuvent se renforcer… ou se contredire, quand le chemin le plus efficace pour gagner permet justement d'éviter la notion visée.
Concevoir un bon jeu d'apprentissage, c'est faire coïncider les deux : rendre la notion mathématique nécessaire pour bien jouer. C'est ce travail d'articulation qui distingue une ingénierie ludique et didactique d'une simple activité amusante — et c'est lui qui fonde tous les jeux et ateliers de Plaisir Maths.
“Révéler le plaisir d'apprendre les maths par le jeu, agir dans tous les contextes éducatifs, et créer des écosystèmes positifs et collaboratifs au sein des communautés éducatives.”
— Les trois convictions de Plaisir Maths
Une approche pensée pour toute la communauté éducative
Plaisir Maths s'adresse à sept publics, parce qu'un enfant n'apprend jamais dans un seul contexte à la fois :
- Les enseignants
- Les parents
- Les enfants
- L’Éducation nationale
- Les collectivités locales
- Les organisations éducatives
- Les institutions de recherche
L'approche se décline ensuite sur tout l'écosystème éducatif : animations scolaires, événements grand public, édition de jeux, bibliothèque de ressources, formation et stages d'été.
Une approche reconnue
En 2018, L'Atelier des Potions — le jeu de Plaisir Maths pour l'apprentissage des fractions — a reçu le prix du jury EducaFLIP, qui récompense les meilleurs jeux éducatifs.
Nos actions
Animations en milieu scolaire et périscolaire, animations grand public, ateliers, édition de jeux, ludothèque, ressources, formations, stages et écoles d'été : c'est par cet ensemble d'actions que se construit, au quotidien, l'écosystème positif et coopératif décrit plus haut.
Une conviction de départ, pas une mode
« Et si les Maths étaient un jeu ? » : c'est la question qui figurait déjà en couverture du dépliant de Plaisir Maths en 2012-2013, un an après la création de l'association. Le texte de l'époque disait ce que dit celui d'aujourd'hui : la dimension de plaisir joue un rôle essentiel dans l'éducation et l'apprentissage, c'est un véritable moteur pour apprendre, travailler, grandir et découvrir le monde.
Trois choses n'ont pas bougé depuis : des animateurs formés à la fois à l'animation socioculturelle et aux mathématiques, des chercheurs impliqués au sein même de l'association, et des ressources élaborées en lien avec la recherche.





